Résumé synthétique de la note scientifique NS 393 de l’INRS (janvier 2026) concernant l’impact des postures et des dispositifs de pointage sur le travail sur écran.


CONTEXTE ET ANALYSE DES POSTURES

1. Problématique et Objectifs

Le travail sur écran est associé à deux risques majeurs : la sédentarité (liée à une trop faible dépense énergétique) et les Troubles Musculosquelettiques (TMS) (liés à des postures statiques prolongées et des gestes répétitifs). L’étude de l’INRS évalue si les alternatives au poste assis classique (ballon, debout, pédalage) et de nouveaux dispositifs de pointage peuvent réduire ces risques sans dégrader la performance.

2. Évaluation des alternatives posturales

L’étude compare la position Assise sur siège standard (référence) à trois modalités :

3. Impact sur la Performance et le Ressenti


DISPOSITIFS DE POINTAGE ET PRÉCONISATIONS

4. Analyse des Dispositifs de Pointage (Souris et Pointeurs)

L’étude a testé 5 configurations pour réduire les contraintes sur le poignet et l’épaule :

5. Synthèse des sollicitations musculaires

L’électromyographie (EMG) montre que le muscle Extensor Carpi Radialis (poignet) est sollicité de manière continue dans toutes les configurations. Cela signifie qu’aucun outil ne supprime totalement le risque de TMS si le temps de travail est trop long. Le changement d’outil déplace souvent la contrainte d’un muscle vers un autre plutôt que de la supprimer.

6. Recommandations pour les entreprises et utilisateurs

  1. Favoriser l’alternance (Variabilité Posturale) : La meilleure posture est la « suivante ». Il est recommandé de changer de position toutes les 30 à 60 minutes (alterner assis et debout).
  2. Usage modéré du bureau-vélo : L’ergocycle doit être réservé à des tâches simples (lecture de mails, appels) et non à des tâches de précision. Son utilisation doit être séquencée (sessions de 20-30 min).
  3. Personnalisation des outils : La souris inclinée ou le pointeur central sont des aides précieuses pour les personnes souffrant déjà de douleurs, mais ils doivent être introduits avec une phase de transition.
  4. Aménagement de l’espace : L’utilisation de dispositifs alternatifs nécessite souvent des plateaux de bureau réglables en hauteur et suffisamment profonds pour soutenir les avant-bras.

Conclusion

La technologie (souris ergonomiques, bureaux actifs) est un support, mais elle ne remplace pas l’organisation du travail. La réduction du temps de maintien de posture statique et la multiplication des pauses actives restent les leviers de prévention les plus puissants selon les conclusions de l’INRS.


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